FAMILLE PELLERIN

Cette page sur la famille PELLERIN  est, de fait, une page sur la famille COUSTHAM-PELLERIN

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Image1Extrait du cadastre 1966

Capture.PNGExtrait du cadastre de 1979

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Si Véronique n’habitait pas avenue DAL PIAZ mais rue des Bergeronnettes, elle était souvent dans notre quartier à jouer avec sa copine Claudine LEMIEUX.

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Pour la fête de l’école maternelle Maurice BOUCHOR

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Véronique et son frère Patrick

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A 18 ans

 

Rencontre avec Véronique

Le 18 avril, Philippe MASSELIN et moi, nous avons rencontré Véronique PELLERIN, chez elle, dans le centre-ville du Havre. Ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette rencontre, c’est qu’elle se souvenait parfaitement de nous deux, mais nous pas d’elle ? Aucun souvenir ! Par contre de Patrick PELLERIN, son frère, oui ! mais d’elle non ! Même si des fragments d’images nous sont revenus par la suite. Philippe a travaillé, bien plus tard, dans la même entreprise et parfois sur le même site que Patrick ceci jusqu’à sa retraite.

C’était donc intéressant de revoir une « ancienne du quartier » même si, elle n’habitait pas nôtre avenue DAL PIAZ, mais tout à côté. Elle venait souvent jouer « chez nous » avec sa copine Claudine LEMIEUX qui habitait au N° 6 de l’avenue.

Plus jeune de quelques années, Véronique et son frère Patrick habitaient au N° 2 Bis de la rue des Bergeronnettes, chez leurs grands-parents, Mr et Mme COUSTHAM. Des parents disparus trop tôt et laissant ainsi orphelins des enfants de 3 ans et neuf mois. Une histoire différente de la mienne mais pas tant que cela, puisque j’ai aussi été élevé par mes grands-parents. Ce qui amènera, plus tard, Véronique à faire sa généalogie (mais ça, c’est une autre histoire qui semble remontée à un soldat russe et à la période napoléonienne).

Tout d’abord la discussion tourne sur le syndicalisme car Philippe et moi sommes adhérents et militants de la CGT tandis que Véronique milite à la CFDT Pôle Emploi. Mais très vite, vient la question suivante : Qu’est-ce-que vous voulez que je vous raconte ? Avec Claudine LEMIEUX, que Véronique a rencontré le midi même (cette dernière est cadre au Printemps, le magasin de la rue René COTY), nous nous sommes posés la question ; quoi dire ?

Le Printemps, avenue René COTY

Et oui, pas simple de se replonger dans ses souvenirs et puis, écrire n’est pas simple et est-ce intéressant pour les autres ? Philippe et moi en sommes persuadés. C’est un quotidien, un vécu qui ne tardera pas à disparaître totalement des mémoires d’ici quelques années. Les générations actuelles vivent des révolutions technogiques et humaines si importantes que nos façons de vivre paraissent comme dépassées, d’un autre âge ou d’une autre époque. Pour nous, il nous semble important de laisser des traces de « comment c’était avant » !

Enfin très vite, au détour d’une phrase, se mélangeant avec quelques digressions sur l’actualité, pointent quelques souvenirs :

Située, comme dit plus haut, au N° 2 Bis de la rue des Bergeronnettes, la maison comprise, elle aussi, dans la Cité-Jardin, était de briques rouges et mitoyenne avec celle qu’occupait durant un temps de 1959 à 1967, la famille LEMIEUX. Il fallait entrer par un chemin de servitude qui donnait directement à la maison de Mr et Mme COUSTHAM puis sur une barrière qui ouvrait chez Mr et Mme LEMIEUX. Beaucoup d’arbres, d’arbustes et de fleurs. De magnifiques lilas bordait un côté de la propriété et au printemps. Mme COUSTHAM envoyait Véronique faire la distribution de bouquets de lilas aux voisins.

lilas

Véronique se rappelle que l’on n’entrait pas comme cela, chez les uns et les autres. Les enfants demandaient la permission de faire rentrer le copain ou la copine. Même lorsque l’on était proches voisins. Annie LEMIEUX avait déjà soulevé cette habitude et c’est vrai qu’il y avait une certaine discrétion de vie chez les gens dans ces année-là. Avec Claudine et Annie LEMIEUX, il arrivait que nous nous contactions en tapant sur le mur mitoyen de nos chambres se souvient Véronique. Ce n’est pas sans rappeler l’anecdote citée par Gérard MASSELIN concernant la grand-mère LEMIEUX et la grand-mère MASSELIN frappant avant-guerre au mur mitoyen des N° 6 et 4 pour annoncer que le café était prêt !

Les jeux se déroulaient sur les trottoirs de nos rues et, bien souvent même, sur la route. Véronique se souvient des parties de balles aux prisonniers…..et des virées à vélo dans toutes les rues du quartier, on descendait même jusqu’à la Forêt de Montgeon. A cette époque, nous n’étions pas dérangés par les voitures, encore peu nombreuses. Véronique se rappelle que sa grand-mère lui faisait la leçon dès qu’elle partait jouer avenue DAL PIAZ ; Elle n’avait pas le droit d’aller « trainer » au bout de l’avenue, soit au N° 2 car c’était une famille d’origine étrangère qui y habitait. La femme avait le visage peint au henné et portait des robes particulièrement colorées et chamarrées. Les préjugés étaient déjà très forts. A côté de la famille MORELLEC habitait un étrange garçon. L’été, il était enfermé dans une sorte de cage dans le jardin et quand nous passions en vélo, trop près de sa maison, il hurlait. Souvenir commun avec Annie LEMIEUX alors que pour moi, aucun souvenir !

Dans cette maison et ce quartier, que de vie ! Et ce sera d’autant plus difficile de les quitter à la fin des années 1970 pour déménager dans une nouvelle maison, avenue Paul VERLAINE (face au Super-U, avant que ne soit construit l’actuel petit bâtiment collectif).

Le bâtiment collectif aujourd’hui

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Le magasin Super-U

Je ne sais plus si je l’ai écrit mais nous avions évoqué, Philippe et moi, le confort de nos habitations lors de nos « missions » de recherches sur l’Avenue DAL PIAZ. Mon baraquement, n’avait aucun confort moderne, pas de salle de bains, ni toilettes ni eau chaude. Il fallait faire chauffer de l’eau sur le fourneau avant de faire les toilettes qui s’effectuaient dans une cuvette la semaine et le samedi dans un bac en zinc. Faire ses besoins, la nuit, c’était dans un cagibi en utilisant un pot de chambre et dans la journée, c’était la tinette, au fond du cellier, avec toutes les histoires horribles que l’on peut se raconter lorsque l’on est mômes. Mais ça, c’était dans un baraquement « provisoire » de l’après-guerre et je ne pensais pas que les maisons en briques rouges, en face de chez moi, étaient en tout point pareilles en ce qui concerne le manque de confort. Ce que Philippe m’expliqua donc plusieurs années après :

Le fameux baquet

« Quelques maisons ont par la suite bénéficié du confort « moderne » parce que leurs locataires en avaient les moyens ou les connaissances techniques pour améliorer eux même les choses ! mais, à coup sûr, cela ne s’est pas fait avant la fin des années 70. Du moins dans la partie de l’avenue que je connaissais. Et pour tous, il faudra attendre la réhabilitation des années 96-97 pour connaître ces plaisirs. De toute façon fin des années 1970 il n’y avait toujours pas de réseau de « tout-à-l’égout » dans ce quartier, les eaux sales du seul point d’eau des maisons situé dans la cuisine étaient drainées dans le fil d’eau, donc à ciel ouvert et les rats n’étaient pas rares. »

Mr et Mme COUSTHAM sont des exceptions, car Véronique se souvient parfaitement de la salle de bains qu’avait monté son grand-père et ses oncles et de l’eau chaude qui coulait des robinets de la maison. Elle avait même un cabinet de toilette dans sa chambre… Il faut dire de certains membres de la famille relevaient de la profession de tuyauteurs. Cela peut aider !

Cette modernité allait même plus loin car elle se souvient aussi que, du plus loin de ses souvenirs, son grand-père avait toujours possédé une voiture.

Parfois, Véronique allait chercher une course de dernière minute au Familistère situé en haut de la rue des Bergeronnettes (à peine cent mètres). Elle avoue qu’elle avait une trouille pas possible lorsqu’il faisait nuit et que de ce fait elle courait très vite…

Sinon les courses se faisaient le samedi matin dans les locaux de la Transat près du bassin du Commerce (ces locaux ont été remplacés par des appartements). Parfois après le déjeuner, son grand-père les déposait dans le quartier de l’observatoire où avec sa grand-mère ils faisaient les magasins (Martin-Martine, Valmy, Parunis, le Petit Paris… et pour le retour, ils revenaient par l’escalier roulant (parfois, Patrick et Véronique grimpaient le plus vite possible les marches extérieures pour arriver en haut avant leur grand-mère).

Il y avait aussi les courses dans les commerces du quartier (rue de l’Abbaye) boucherie, crèmerie… et Véronique se souvient que son grand-père allait chercher le pain tous les matins à la boulangerie (non loin de l’école Maurice BOUCHOR) avant de partir à son travail.

Philippe se souvient qu’il arrivait que son père fasse un crochet vers le Rond-Point avec sa mobylette afin de ramener du magasin Parunis, certainement, ce que l’on ne trouvait pas dans les petites boutiques du quartier ou alors beaucoup moins cher. Mes propres souvenirs se limitent aux quelques magasins du Plateau mais il est vrai, que ma mère travaillant Cours de la République, elle avait tout loisir de faire les magasins pendant sa pause d’après-midi, enfin, je pense.

Derrière la maison de la famille COUSTHAM, il y avait le patronage où chaque jeudi, les enfants du quartier se rassemblaient pour diverses animations. Ce bâtiment sera démoli dans les années 70 pour laisser place à un petit bâtiment. Véronique revoit encore la grue et la boule qui percutait les murs anéantissant, au fur et à mesure, ce lieu qui avait vu une activité permanente pendant des d’années.

                                   Ici

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Le petit bâtiment qui a remplacé le patronage

Autre souvenir, la vision partielle du paquebot « France » par la fenêtre de sa chambre à l’étage. Tout comme pour Evelyne VAUSSIER, cette image reste encore gravée au fond des mémoires. Et puis autre vedette locale, Little Bob, Roberto PIAZZA, qui se rendait dans ses années-là chez un voisin rue de l’Abbaye. Véronique se rappelle encore des déchargements des instruments de musique.

Little Bob Story

Dernier souvenir, qui perdure aujourd’hui ; les vacances. Chaque année, pendant les vacances scolaires, c’était le départ pour la Bretagne. Une île où encore actuellement on rencontre pas mal de Havrais. Pas une année sans que Véronique n’y retourne au moins une semaine quant à son frère, Patrick, il y a posé ses valises.

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Voilà, fin de cette rencontre, plus de deux heures passées à discuter qui sont passées à très grande vitesse. Plusieurs souvenirs qui n’auraient peut-être pas été mis sur papier …

Rendez-vous est pris pour une prochaine fois …

Serge BUQUET

Quelques photos prises dans ces années-là :

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Mme COUSTHAM et tout le confort moderne qu’amène l’eau chaude directement au robinet

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A gauche Patrick, Mme et Mr COUSTHAM, Véronique au milieu

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Patrick et Véronique. au fond, le patronage

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Patrick et devant lui, Véronique

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Véronique rentrant de l’école

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Véronique

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Fête de l’école Maurice BOUCHOR

Véronique est sur le devant de l’estrade, la deuxième en partant de la droite

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