HELENE

Iconographie personnelle et internet

– Café

Souvent dans la cour, mes grands-parents faisait griller du café tout droit venu du Port. Légalement, illégalement, ça n’a plus d’importante aujourd’hui. La senteur qui se répandait dans le quartier était réellement agréable. Ensuite, la grand-mère prenait ce café pour le moudre à l’aide de son vieux moulin à café en bois et manivelle. Plus tard, viendra le moulin électrique.

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– Adamo, Vélo …

Je jouais souvent avec Rémy dans son jardin. Madame Masselin, sa mère, souhaitait une petite fille et profitait de ces moments-là pour papoter ou partager de petites choses. Je l’entends encore chanter du Enrico Macias, Sacha Distel ou Adamo. J’ai eu droit aussi à un morceau de chocolat rose qui lui avait été rapporté de Suisse par quelqu’un de sa famille, c’était tellement bon !

Il y avait aussi la balançoire accrochée à la branche de l’arbre au fond du jardin …

Et surtout Rémy avait un vélo ! Ce n’était pas si fréquent à cette époque et madame Masselin m’a appris à en faire, dans la rue devant la maison , les voitures étaient rares .

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– Une carriole, un mouton, un ours et des piqûres

Mon grand-père nous avait fabriqué une carriole avec les roues d’une vieille poussette et une caisse en bois. Que de courses folles avec cette carriole. Dans la cour, il y avait aussi un vieux touret en bois sur lequel on essayait de garder l’équilibre.

Le veilleur de nuit du restaurant l’Astoria, où travaillait notre mère, était doué pour tirer à la carabine. Il nous avait donné un mouton en plastique à roulette gagné à La foire.

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Serge BUQUET et le mouton à roulettes

Il avait donné aussi un grand ours blanc également gagné à la foire, mais on se chamaillait un peu trop pour l’avoir et il a disparu , soi disant à la poubelle…

Je me souviens aussi de piqûres que l’on devait avoir ( vaccin ? ). L’’infirmière venait au baraquement et tout courageux que nous étions, on se cachait sous le lit. On s’accrochait aux pieds du lit mais ça n’empêchait pas d’être piqué et de prendre un savon en prime !

– L’indien à la sarbacane

Les voitures étaient rares et nous jouions dans la rue . C’était l’époque de la balle au prisonnier, des tape-tape, des cache-cache mais aussi des cowboys et des indiens. Serge avait une sarbacane, ma grand-mère coupait des bandes de journal pour les flèches et ma mère lui avait confectionné un bandeau avec des plumes. Je voulais jouer avec lui et j’étais très fière de la mission qu’il me confiait; à lui le rôle de chef indien et moi, pauvre andouille, je courais derrière et je fabriquais les flèches ! Mais j’étais contente.

– Poupée BELLA

A 4 ou 5 ans,  j’ai dû me faire opérer des amygdales et végétations. En sortant de l’Hôpital, comme j’avais été très sage, ma mère m’a emmené au magasin Jouéclub, situé au Rond-point. J’ai choisi une jolie poupée Bella. Cette poupée m’a suivie depuis toutes ces années.

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La voilà, 55 ans plus tard, la robe n’est pas d’origine mais des années 70, les chaussures sont bien les siennes par contre.

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– Un p’tit sucre

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Mon grand-père adorait le sucre. Mais certainement pour des raisons de santé, ma grand-mère ne voulait pas qu’il en mange ( enfin pas trop! ). Donc, il nous envoyait Serge et moi, en piquer dans le buffet, parfois ça passait inaperçu et d’autres fois, ou on se faisait surprendre, ou elle le voyait le manger. Alors là, mémé râlait.

– Il a vu rouge !

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Enfant je n’aimais pas trop la viande, et moins encore la viande rouge, donc un soir où j’avais un steak haché dans mon assiette, ça ne passait pas. Ma grand-mère ne voulait pas gâcher et devait penser que c’était bon pour la santé. Et là, mon oncle Roland arrive, et aussitôt qu’il a vu que je ne voulais pas manger m’a collé une claque sur la cuisse. Ça m’a chauffé un bon moment, les 5 doigts de sa main étaient imprimés. Pourtant  ce n’était pas un caprice, la viande rouge me dégoûtait vraiment, j’ai dû commencer à l’apprécier à 25 ans.

– Disparue …

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À la sortie de l’école, classe de CP je pense, je devais attendre que Serge vienne me chercher mais ce soir là une fille était là (avec le recul, je me rends compte que c’était une déficiente mentale) et elle me propose d’aller acheter des bonbons (mots magiques pour moi!), je la suis. Elle m’emmène assez loin de l’école. C’était sûrement l’hiver, parce qu’il a fait nuit très tôt et il pleuvait des cordes. Elle me lâche et part, aucun repère, la panique, je commence à pleurer. Une femme vient me voir, me questionne, me demande si je connais mon adresse. Je ne sais plus si je la connaissais ou non, ou si elle ne savait pas la situer mais elle me ramène jusqu’à l’école et à mon grand soulagement je vois mon grand-père, dans tous ses états. La dame lui explique, il l’a remercie, rassuré de m’avoir retrouvée et on rentre à la maison. Aïe, aïe aïe !!! Ma grand-mère avait eu très peur aussi, et après avoir entendu l’explication de pépé, m’a collé une claque …. je pense que ça lui a fait du bien, à moi beaucoup moins mais après, a suivi la leçon de morale et on en a plus reparlé.

– Landau  « Potemkine »

Mon oncle Roland et ma tante Evelyne m’avait offert un landau à Noël ,et aussitôt que le temps le permettait je jouais dans le jardin. Ma grand-mère demandait à Serge de le descendre (7 marches). Pas très emballé par l’idée mais n’ayant pas le choix, Serge finissait par s’exécuter avec la plus mauvaise grâce possible ! À savoir qu’il poussait le landau du haut de l’escalier. Le landau a duré nettement moins longtemps qu’il aurait dû…

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La descente de l’escalier dans le film « Le cuirassé Potemkine » de Sergueï EISENSTEIN.

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Là, c’est une poussette mais elle a aussi subi le même sort

– Un p’tit verre

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Ma grand-mère envoyait mon grand-père faire deux ou trois courses chez Mme Delacour et je l’accompagnais pour lui éviter d’aller au café « boire son coup » au café du bout de la rue. À chaque fois, j’avais droit à ma barre chocolatée (ancêtre du mars mais je ne me souviens plus du nom) accompagnée de la même consigne :

– Tu dis rien à ta grand-mère

– Non, non

Et en rentrant, la question : Vous avez été au café ?

– Non

– Il t’a dit de rien dire ?

– Oui

Et il était grillé, le pépé ! Mais ça devait pas être bien grave parce qu’il continuait de m’emmener et de me payer ma barre de chocolat. Il ne m’en gardait pas rancune.

– Trop bavarde

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Serge venait me chercher à la maternelle et je sortais souvent avec du scotch sur la bouche : j’étais un peu bavarde. Et un jour, l’institutrice qui avait eu Serge dans sa classe avant moi, lui dit que je ne lui ressemblais pas sur ce point. Je parlais beaucoup trop et Serge était plus réservé. On est rentré, Serge était furieux et ne voulait plus venir me chercher, je lui faisais honte !!! Moi ça allait, j’assumais.

– Une petite sœur sans patte

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À la naissance, comme tous les bébés de l’époque, j’étais emmaillotée et Serge disait à qui voulait bien l’entendre qu’il avait une petite sœur sans patte !

– Le bus                          

Toutes les sorties ou balades, ce faisaient à pied. Mon grand-père avait un vélo pour certainement aller travailler. Nous prenions parfois le bus qui passait assez loin de chez nous et parfois l’escalier roulant (là, c’était une vraie aventure).

Une fois, ma grand-mète m’emmenait en ville. Le bus dont les arrêts étaient assez brutaux allait repartir alors que je m’apprêtais à descendre. Ma grand-mère  a voulu me rattraper et ce fut la chute. Elle avait depuis le même nez de travers que BOURVIL.

– Le réglisse             

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Comme annoncé plus haut, j’aimais beaucoup les bonbons, particulièrement les réglisses.

Ma grand-mère en avait caché en haut du buffet, je suis montée sur la chaise et j’ai tout mangé. Ma petite mémé, persuadée que j’étais incapable d’un tel méfait s’en est pris à Serge. Il niait bien évidemment, ce qui a énervé mémé et vlan ! Une claque .

Je regardais et je me suis juste dit que je m’en sortais bien, pas plus de scrupules que cela.

– Pipi culotte   

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En Cours préparatoire, encore !!! J’avais eu une envie très pressante, la maîtresse n’a rien voulu entendre et m’a prié d’attendre la récréation. Impossible ! Et bien sûr l’accident arriva : pipi dans la culotte. A cette époque, la pédagogie n’était pas vraiment à la hauteur et j’ai dû faire le tour de la cour avec la culotte mouillée épinglée dans le dos toute la durée de la récréation. Cela arrivait à beaucoup de petites filles et là, on était pas très fière quand même !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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