HISTOIRE

24302143_p

Armoiries de la ville du Havre

plan

carte

Extrait d’un plan de 1698 (Forêt et bois des Hallates). On distingue les emplacements de l’ancien château de Frileuse, de l’ancien Château de Graville et de l’abbaye de Graville.

Graville_Section_B2_Comentée

Cadastre napoléonien. Commune de Graville Sainte Honorine

(Extrait de la section B, 2ème feuille)

A noter : Frileuse écrit avec 2 L

Source : Archives départementales de la Seine Maritime

Image1

Carte de 1890 – Archives municipales du Havre

2 grandes dates :

  • 23 janvier 1899, constitution de la S.H.L.E. ( Société Havraise de Logements Economiques)
  • 15 octobre 1919, lancement de la construction de la Cité-jardin

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

adjudication

venteboisdeshalltes3

journalderouen13juin1902

boisdeshallates

vente13juillet1902

Articles tirés du site : http://latourrobinson.pagesperso-orange.fr/indexchasse.html

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le 11 juillet 1902, la forêt de Montgeon est vendue. La municipalité du Havre a acquis les lots 26 et 27. Un architecte havrais William Cargill achète le 28e lot en bordure sud-est de la forêt. Ce lot correspond aujourd’hui à la zone urbaine composée par le quartier de Sainte-Cécile et Frileuse. Cette origine explique le grand nombre de noms de rues entretenant un rapport avec la forêt ou les arbres : rue des Hallates, rue de la Forêt, rue du Bois, rue des Saules, etc.

En 1906, William Cargill sollicite auprès du conseil municipal de la commune de Graville-Sainte-Honorine, dont dépendent les terres du plateau, l’autorisation de construire un lotissement. Les plans sont acceptés et la construction débute en décembre 1907. Les rapports entre M. Cargill et la municipalité se troublent autour de la question du tramway. Il est prévu qu’une future ligne longe le nouvel axe principal du lotissement (appelé alors rue Félix-Faure). Les représentants du quartier des acacias s’estimant lésés par ce tracé obtiennent de William Cargill un raccordement des deux quartiers ; raccordement qu’il finance lui-même. La ligne 8 du tramway est mise en service en 1912 mais fonctionne régulièrement à partir de 1930. Elle traverse Sainte-Cécile-Frileuse et continue en direction d’Aplemont, mais seulement jusqu’à la porte des Hallates au bas d’une côte pentue menant au plateau d’Aplemont.

La loi du 18 octobre 1919 rattache le village de Graville et donc le plateau de Frileuse et d’Aplemont à la ville du Havre.

La population est initialement d’origine ouvrière, principalement des habitants du centre ville du Havre venus s’installer sur le plateau de Frileuse pour y trouver de meilleures conditions de vie.  Un vélodrome est construit en 1924, il est détruit en 1944.

Frileuse accueille un meeting d’aviation en septembre 1923.

La cité-jardin de l’architecte Jean Walter

L’extension de la ville du Havre se poursuit en direction d’Aplemont par la construction de cités ouvrières. De 1919 à 1935, l’aménagement d’une cité-jardin composée de logements ouvriers est confié à l’architecte Jean Walter. L’architecte s’inspire d’un modèle d’urbanisation théorisé par Ebenezer Howard. La cité, qui s’appelle à l’origine la cité Saint-Paul, est prévue pour 1500 logements individuels entourés d’un jardin de 250 m2.

La « cité Transat » de la compagnie générale transatlantique

Le 20 septembre 1929, la compagnie générale transatlantique achète l’ancienne ferme des Hallates, au sud du hameau de Frileuse, afin d’y implanter un foyer social. Le foyer transatlantique est inauguré le 14 juin 1930. Il est entouré d’un quartier de maisons de briques rouges, chacune avec son jardin, où logent des familles du personnel de la compagnie.

Le foyer social, en s’occupant de 4000 familles, va jouer un rôle déterminant dans la vie et le développement du quartier dans les années 1930. En plus de son implication sociale, le foyer, appelé communément « la cité Transat », est à l’origine de la création de plusieurs écoles, d’un dispensaire, d’une garderie, d’un jardin d’enfants, d’une coopérative alimentaire. À la Libération, le foyer est mis à la disposition du curé de la paroisse Saint-Paul.

WIKIPEDIA

L’utilisation du sol en 1913

Image1

Image1

Archives municipales du Havre – Cote URB0062

La S.H.L.E.

⇒ Pour lire un exposé de fin de stage, fait par une ancienne salariée de la S.H.L.E., 

Cliquez sur les 4 lettres S.H.L.E. ci-dessus

En 1919, la Société Havraise de Logements Economiques décide de construire une grande cité-jardin sur les 55 ha qu’elle vient d’acquérir au hameau de Frileuse faisant partie du territoire annexé à la ville du Havre. Cette cité-jardin est prévue pour 1500 maisons individuelles destinées aux familles ouvrières avec priorité aux plus nombreuses, chaque maison ayant un jardin de 250 m². La cité-jardin est créée sur des plans de l’architecte parisien J. Walter par étapes. En 1924, classement des voies privées en voirie urbaine. En 1925, construction du second groupe de 110 maisons le long de l’avenue de Balzac prolongée. En 1930, elle comprend 8 groupes totalisant 600 maisons répartis autour de l’ancien fort de Frileuse transformé en briqueterie, avec au sud la briqueterie de la S.H.L.E. qui fournit le matériau de la cité. Sont encore en projet 4 groupes devant totaliser 250 logements et 5 boutiques. En 1935, 725 logements étaient construits et loués.
L’escalier des 300 marches complété par un escalier roulant en 1928, relie la cité à la ville basse.
INVENTAIRE GÉNÉRAL DU PATRIMOINE CULTUREL –

Pour tout savoir ou presque sur la construction et l’histoire de la Cité-jardin,

procurez-vous « Au fil du temps »,

le livre du Collectif du Plateau

983023190

Un petit document tiré d’un site internet :

Monuments historiques et bâtiments protégés du Havre

Extrait concernant ce site, cliquez ICI

La Cité-jardin, c’est donc d’abord 4 rues :

  • Avenue DAL PIAZ
  • Rue Paul VERLAINE
  • Avenue des Dahlias
  • Avenue des Géraniums

Sur ce site, c’est d’abord l’avenue DAL PIAZ qui nous intéresse mais rien ne nous empêchera quelques digressions sur d’autres rues, si celles-ci nous permettent de mieux connaître cette avenue.

Image3

Plan inséré dans l’Annuaire des commerces du Havre
de 1928.
Pas encore d’Avenue Dal Piaz
– Archives municipales –

Image8

Image6

Image5

Plan de la Cité-Jardin de Frileuse 
et  Extrait
Début année 1930 
– Archives municipales –
(Fonds Contemporain Q4 C9 L3)

Image4

Plan inséré dans l’Annuaire des commerces du Havre
de 1931
– Archives municipales du Havre –

L’utilisation du sol en 1935

Image19

Imageeeeeeeee

Image2éééé

Image22

En 1935, la S.H.L.E. est propriétaire d’une grande partie des terrains

de l’avenue DAL PIAZ 

Archives municipales du Havre – Cote URB0062

Image1

– Havre Libre du mercredi 10 août 2011 –

22222

DAL PIAZ, ancien directeur de
la Cie Gle Transatlantique
1865—1928

OUED SAHEL 1

Article_Oued_Sahel_21_Juin_1928 (1)

Bougie est le nom latinisé d’une ville d’Algérie « Béjaïa », ville qui produisait de la cire pour l’éclairage, ce qui a donné le nom de bougie en français.

Un article sur John DAL PIAZ, précurseur du grand tourisme en Algérie :

http://alger-roi.fr/Alger/cdha/textes/54_john_dal_piaz_cdha_60.htm

Image7

Jean WALTER, architecte de la Cité-jardin

1883 – 1957. 

Fils d’un entrepreneur de Travaux publics, Jean WALTER est diplômé en 1902 de l’ Ecole spéciale d’architecture. Blessé pendant la Première Guerre mondiale,  il la termine comme attaché militaire de Clémenceau. Ayant détecté en 1925, près d’Oujda au Maroc,  un riche gisement de plomb et de zinc, il fonde en 1935 la Société des mines de Zellidja  à Sidi Boubeker qui lui apportera fortune et notoriété. Sa première épouse Jeanne Walter née Rigal finance la revue Plans, dont elle assure la direction de rédaction et à laquelle elle contribue. Il épouse en 1941, en secondes noces, l’aventurière Juliette Lacaze-Guillaume, dite « Domenica », veuve du marchand et critique d’art Paul Guillaume. Il fonde en 1939 les bourses Zellidja (qui permettent à des lycéens d’acquérir, en complément de leur formation scolaire, autonomie et esprit d’entreprise) puis la Fondation Zellidja. Incarcéré à la prison de Fresnes pour faits de résistance de la fin de l’année 1943 au mois d’août 1944, il y rédige son ouvrage théorique Renaissance de l’architecture médicale. À Dordives, se rendant au restaurant où il déjeune chaque dimanche, Walter est renversé en 1957 par une voiture, mais son épouse, refusant qu’on appelle une ambulance, choisit de le conduire à l’hôpital de Montargis dans leur voiture avec son amant médecin, le Dr Lacour. Ainsi à l’arrivée aux urgences Jean Walter est mort. La veuve prend soin de placer son frère Jean Lacaze à la tête de la mine de Zellidja.

Jean Walter s’intéresse très tôt au logement social, ainsi qu’au concept de cité-jardin. Il prône l’industrialisation du bâtiment et la rationalisation de la conduite des chantiers, principes qu’il appliquera à l’architecture hospitalière.

Il édifie en 1908 deux cités ouvrières à Montbéliard pour les manufacturiers Japy, l’immeuble dit le « Lion de Peugeot », considéré comme son chef-d’œuvre de jeunesse en 1909, puis un ensemble de pavillons bâtis autour d’un jardin à Paris (« La Petite Alsace » située au 10 de la rue Daviel dans le 13e arrondissement) pour la société L’habitation familiale fondée par l’abbé Viollet et une autre cité-jardin à Draveil en 1914. La cité-jardin Saint-Paul dite cité-jardin de frileuse Aplemont sur le plateau de la ville du Havre est réalisée selon ses plans de 1919 à 1935 (la cité fut entièrement détruite par les bombardements en septembre 1944).

Il réalise en 1931 quelques immeubles de luxe dans le 16e arrondissement parisien, en particuliers les immeubles Walter situés dans le quadrilatère boulevard Suchetavenue du Maréchal-Maunouryrue Ernest-Hébert, place de Colombie. Il se spécialise ensuite en architecture hospitalière et construit, en collaboration avec Urbain Cassan, l’hôpital Beaujon à Clichy en 1932-1935 et la cité hospitalière de Lille en 1934-1953 puis la nouvelle faculté de médecine de Paris (sur l’emplacement de l’hôpital de la Charité dans le 6e arrondissement) en 1937-1954. C’est donc Jean Walter qui, le premier, a introduit en France le modèle américain de l’hôpital en hauteur, encore appelé « hôpital-bloc ».

Wikipedia

111153883

L’Humanité, 4 mai 1936

Le premier Comité des fêtes 

Liste

Source : Au fil du temps, page 47

3 habitants de l’avenue DAL PIAZ font partie de ce premier Comité des fêtes:

  • Norbert BOCQUET, 21 avenue DAL PIAZ, trésorier
  • Emile HARDOUIN, 10 avenue DAL PIAZ, trésorier adjoint
  • Emile LEMIEUX, 6 avenue DAL PIAZ, administrateur

La Seconde Guerre mondiale commence

guerredecl2

Paris-Soir, 4 septembre 1939

Et sur Frileuse …

Panneau_de_signalisation_Tranchée_Abri_-_Musée_de_Bretagne_-_997.0045.2

Image Wikipédia

« Septembre 1939 arrive et c’est la déclaration de la Deuxième Guerre mondiale, tout chavire, les hommes sont appelés sous les drapeaux.

En octobre, la ville décide la construction d’une tranchée-abri sur le terrain de jeux du centre (Terrain de la Transat, note du site), en bordure de la clôture se situant rue des Grives. Elle faisait 1,20 de largeur et dessinait une grecque* de 8 m de côté sur une longueur de 40 m. Une seconde tranchée-abri fut également construite dans les jardins avenue Dal-Piaz, dépendants des maisons 2 Bis et 2 Ter. »

Source : Au fil du temps, page 48

* Ce sont des boyaux creusés dans la terre en forme de zigzags ou de créneaux. Dans le cas présent, c’est le créneau qui rappelle une frise de style grecque.

Grecque

Image66

Archives municipales du Havre
Plan et extrait du plan des destructions de la ville du Havre – 1944

(IFi89)

Image3.png

Image44

Image55

Archives municipales du Havre
Plan et extrait du plan des destructions de la ville du Havre – 1944

Image7

Image8

Image10

LE HAVRE, 5 SEPTEMBRE 1944 :

« EN DEUX HEURES DE TEMPS ».

Plus de deux mois et demi après le débarquement de Normandie, le 25 août 1944, Paris est libéré de l’occupant nazi. « Dès la fin du mois d’Août, écrit Pierre Aubery,  un journaliste et écrivain havrais, le manque de ravitaillement suffisant en essence et en munitions (commence) à ralentir l’avance alliée. Le besoin d’un port en eau profonde se (fait) vivement sentir. Il (faut) aussi se hâter parce que l’étude du temps dans la région du Havre, répartie sur plusieurs années, (a) montré qu’on ne (peut) compter sur plus de huit jours par mois favorables aux opérations. »

L’offensive est lancée par Montgomery le 1er septembre. Ce même jour il est promu maréchal par Winston Churchill, une évidente consolation pour celui qui vient de perdre le commandement des troupes terrestres au profit du général américain Einsenhower. Il conserve le commandement du 21ème groupe d’armées -composé de la 2ème armée britannique et de la 1ère armée canadienne. Alors que l’offensive principale est lancée par la 3ème armée américaine -ce qu’on nommera plus tard la « première campagne de Lorraine »- le « vicomte d’El Alamein » ne peut compenser la relative modestie de son entreprise que par la rapidité de son exécution. Il n’en demeure pas moins que les Alliés ont un besoin urgent d’un port en eau profonde, bien abrité et pourvu d’une main d’œuvre suffisante, où les cargos pourront accoster par dizaines. Les ports bretons sont eux aussi convoités, Brest en premier lieu, mais ils demeurent trop éloignés de la ligne de front. Anvers est encore tenu par l’ennemi, et trop proche de la frontière allemande pour ne pas être vulnérable. Dans ce contexte, Le Havre revêt une très grande importance stratégique.

Saint-Valery est libéré le 2 septembre par des troupes écossaises. Le lendemain, des reconnaissances aux abords du Havre révèlent que la ville est bien défendue. Sa garnison est estimée à de plus de 10 000 hommes. Le bruit court que le commandant allemand est un fanatique « prêt à lutter jusqu’à la mort, dont la femme et les enfants (ont) été tués dans un bombardement à Berlin. » En réalité -et les Havrais le savent- « la garnison du Havre (est) composée d’un ramassis de troupes de toutes origines et de vieux réservistes dépourvus d’ardeur combative. » Quant au colonel qui la dirige, ce n’est pas un nazi convaincu.

Un premier assaut depuis le Sud de la ville se solde par un cuisant échec. C’est dans ce contexte, alors que le plan d’évacuation de la ville par les civils est suspendu suite à un duel d’artillerie entre Britanniques et Allemands et que le blocage de la ville qui s’ensuit rend toute sortie impossible, que le 5 septembre en fin d’après-midi, le Havre connaît le plus dur bombardement de son histoire. Les flammes s’élèvent jusqu’à 300 mètres de hauteur. Un Havrais qui vient de sortir de son abri y retourne aussitôt pour annoncer à ses compagnons d’infortune: « Vous ne me croirez pas! La ville n’a plus qu’un mètre de haut! »

D’autres raids suivent, le 6, le 8, le 9, le 10 et le 11 septembre. Le 10, ce sont près de 5 000 tonnes de bombes qui sont lâchées en une heure et demie sur les positions allemandes. L’assaut est donné le même jour à 17h45. Il reste 40 000 Havrais dans la ville.

03092014_havre2⇒ Pour aller sur la page En deux heures de temps et lire l’intégralité de cet article issu du site « DORMIRA JAMAIS », cliquez sur l’image.

63147642

Ci-dessus, une vue aérienne du quartier d’Aplemont quelques jours après le bombardement du 6 septembre 1944.

Remarquez le nombre incalculable de cratères de bombes qui ont transformé la Cité-jardin d’Aplemont en un plateau lunaire. Sur la droite, on aperçoit la silhouette des ruines de l’école Paul BERT.

En bas, nous pouvons voir le quartier de Graville et son Prieuré, gravements atteints par les bombes.

Extrait du livre du Collectif du Plateau :

Au fil du temps. Frileuse – Aplemont

983023190

« Devant cet amoncellement de ruines, devant la violence et la fréquence des bombardements, les Aplemontais restés à leur domicile réalisent qu’il faut impérativement partir car les tranchées familiales ne présentent pas de garantie suffisantes. Plusieurs d’entre elles rejoignent donc les grottes du cimetière de Graville. Hélas, elles n’offrent que 300 places et 800 personnes occupent déjà les lieux. Toutes les anfractuosités à flanc de falaise sont occupées. Alors on rejoint l’abri du bois Cody et devant le manque de place on se dirige vers le tunnel Jenner. (…)

C’est le lundi 11 septembre que les troupes anglaises arrivent sur le plateau de Frileuse-Aplemont. Les résistants sortirent de la clandestinité et guidèrent les alliés. Ils participèrent au nettoyage des nids de résistance.

(…) A Aplemont règne une atmosphère de désolation, on découvre un champ de ruines, sur tout le secteur compris entre la rue Paul Bert, la rue Laplace, au sud de la rue d’Emeraude (aujourd’hui Andreï Sakharov) et au nord de la rue Paul Verlaine. Pas une seule habitation n’est debout, il en est de même pour le hameau de la Pommeraie qui à l’époque se trouvait sur le territoire de la commune de Rouelles, quant à la cité-jardin de Frileuse, elle reçut entre 1500 et 2000 projectiles dont 500 bombes de 1000 kilos.

Au cours du conseil d’administration de la S.H.L.E. du 25 octobre 1944, le président rendit compte des récents évènements, avec toutes les conséquences possibles pour le personnel de la société et pour les locataires, dont plusieurs membres ont été atteints dans leur affection et dans leurs biens et rappelle que l’on compte environ 35 morts parmi les sociétaires.

Sur le plan matériel, le président souligne la gravité de la situation résultant de la destruction de la plus grosse partie des immeubles.

A  la cité-jardin de Frileuse, la situation se présente comme suit :Sur 1050 logements : 631 sont considérés comme réparables, 106 sont occupés ( location ou réquisition). Après un échange de vue, le conseil décide que les premiers travaux à envisager sont pour Frileuse : la réparation d’environ 150 logements des groupes 4, 6 et 10 ; toute la partie est de la cité-jardin de Frileuse, qui est complètement détruite mais dans laquelle les rues sont utilisables après déblaiement, pourrait être utilisée pour l’implantation de baraquements tandis que la reconstruction de la cité proprement dite pourrait être envisagée ultérieurement sur les terrains appartenant à la société qui sont situés au nord.Maintenant tout reste à faire, dégager les routes, rétablir l’eau et l’électricité, assurer le ravitaillement de la population et reloger les sinistrés.Dès le début 1945, on construit à la hâte des habitations provisoires en utilisant les briques récupérées, on monte également de nombreux baraquements en bois et on répond ainsi à une première nécessité : reloger les gens. »

microDeux témoignages : pour les lire, cliquez sur l’image du micro

Capture

Case extraite d’une bande-dessinée sur le Havre parue en 2017,  par des auteurs qui connaissent bien notre ville et son histoire. Quelques pages rappellent ces bombardements de 1944

Image1

Le Havre, des années sombres aux Géants

Scénario et dialogues : Dominique DELAHAYE

Documentaire et textes historiques : Béatrice MERDRIGNAC

Dessin de cet extrait : Frédéric BOULLET

Couleurs : Catherine MOREAU

Petit A Petit bd Eds

Image1

⇒ Pour aller sur la page « Sinistrés », cliquez sur l’image

Image66

Archives municipales du Havre

Le Havre – Zonage du plan d’urbanisme de 1946

(IFi192)

Image11

Image12

Archives municipales du Havre
Plan topographique de la ville du Havre – 1946

Planche n° 10 (IFi124)

Image13

Image14

Archives municipales du Havre

Plan du Havre et des environs – vers 1947

Image15

Archives municipales du Havre

Plan directeur d’urbanisme modificatif du Havre – 1967

(1Fi93)

Image17

Image1

Image1

Image1

Archives municipales du Havre – Cote URB0062

L’avenue DAL PIAZ, « frontière » entre Frileuse et Aplemont

1994, l’avenue DAL PIAZ amputée …

ART

THIRE ET BONFAIT

Photo : M. DALIBERT (Tirée du livre Au fil du temps)

Melles Gabrielle BONFAIT et Marie-Louise THIRE

20180301_172147

Annuaire MICAUX 1963

Image1.png

L’ancien dispensaire, aujourd’hui, Centre Médico Social,

3 avenue THIRE et BONFAIT

L’avenue DAL PIAZ, c’est donc aujourd’hui des maisons numérotées de 1 à 41.

3

Renaissance de l’ancienne Cité-jardin

« Plus de 70 maisons datant des années 1930 restaient encore debout en 1995. D’un confort assez relatif pour certaines, alors que d’autres avaient été aménagées par leurs occupants avec salle de bains, chauffage central et parfois isolation des murs extérieurs, ainsi que raccordement à l’égout qui n’existait pas encore partout à cette période.

Le Collectif du Plateau a mené une campagne tous azimuts pour que soit préservé le maximum de maisons, considérant qu’elles représentaient la mémoire d’un quartier si durement éprouvé par la guerre. Les constructions dans leur ensemble avaient été étudiées dans une recherche de variété que l’on ne retrouve pas toujours actuellement.

Jean WALTER, le maître d’oeuvre était un architecte de grande valeur qui a construit de nombreuses cités ouvrières en France, et a peut-être voulu rompre avec la monotonie des corons du Nord, sans dénigrement, ce qui se ressentait également dans le tracé des rues d’urbanisme d’avant guerre, qui était plus circulaire que rectiligne.

Cette action menée par le Collectif d’associations du quartier a peut-être permis la décision de la S..H.L.E. de préserver 26 maisons en les réhabilitant et par là, leur redonner une nouvelle jeunesse. »

Extrait du livre du Collectif du Plateau : Au fil du temps. Frileuse – Aplemont

Aplemont 070

2 photos, avant la réhabilitation

Masselin grand mere Philippe Gerard [1600x1200]

En 1954, Mme MASSELIN, grand-mère paternel de Philippe devant le N° 4 de l’avenue. 

Au second plan, devant le N° 6, se trouve Claude LEMIEUX.

(Photo : collection Gérard MASSELIN)

Image3

Rémy et Philippe MASSELIN avec (au milieu) Didier, un cousin

Celui-là même qui habite maintenant au 1 Avenue Dal-Piaz dans le petit bâtiment collectif ayant remplacé les baraquements provisoires. 

La réhabilitation

aplemont 314

Exemple de réhabilitation, les maisons en briques rouges des N° 4,6, 8 et 10

Image2

Image1

Sur les photos qui suivent, à l’évidence, il y a eu un énorme effort de fait afin de préserver l’âme de la Cité-jardin.

Là où il y aurait pu y avoir un désastre architectural, ces petits pavillons montrent que l’on peut bien faire lorsque la décision politique (au bon sens du terme) est prise.

Photos Google et photos du site : http://aplemontphoto.blogspot.fr

Plusieurs autres très belles photos sur ce site

Aplemont 013-1

Bloc des N° 30, 32, 34, 36 et 38

Image3

Photo prise de l’intérieure de la rue Jean WALTER

Dans le fond, la grande maison en briques rouges

est le N° 19 de la rue Abbé VARIGNON

Image4

Angle de l’avenue DAL PIAZ et de la rue des Jacinthes

La dernière maison de l’avenue DAL PIAZ porte le N° 41.

Ensuite c’est l’avenue THIRE et BONFAIT

Image13

Dernière plaque de rue émaillée rappelant qu’anciennement cette maison était située avenue DAL PIAZ

Maison située au coin de l’avenue THIRE et BONFAIT et du 15 rue des Bleuets 

Image12

collectif persLes photos de la réhabilitation qui suivent sont reproduites avec l’autorisation de : Ateliers 6.246 Place Frédéric Sauvage, 76310 Sainte Adresse

L’îlot PORTE

bourg0347

bourg0348

bourg0350

IMG_1408

bourg0370

bourg0381

Une dernière photo de l’îlot (ci-dessous) prise de la rue Ludovic HALEVY

bourg0349

bourg0371

bourg0373

bourg0372

bourg0374

bourg0375

bourg0377

bourg0378

bourg0379

collectif 02

L’îlot THIRE BONFAIT

collectif 01

collectif 03

collectif 04

indiv 02

indiv 03

indiv 04

indiv 05

♦ 4 Juin. Une étude du sol intéressante

Contribution_à_l'étude_de_l'étiologie_[...]Sanarens_Joseph_bpt6k6462184g_7

Plan source :  gallica.bnf.fr / bibliothèque nationale de France

COUPE GEO

Coupe géologique (extrait entre le Cap de la Hève et Gonfreville l’Orcher comprenant Mont Joly – Graville haut)

-Quartier de l’avenue DAL-PIAZ située à environ 100 m au-dessus du niveau de la Manche

-Couche supérieure environ 10 m d’argile à silex (ce qui explique la présence des nombreuses briqueteries fin 19ème et début 20ème siècles), le tout surmonté d’une fine couche de limon des plateaux.

-Environ 65 m de craie

-Environ 35 m de sable ferrugineux

-Ensuite plus bas toujours de la craie.

A noter : La zone aquifère dans la craie à -65 m de profondeur de la surfaceJ

Précision importante : nous ne sommes pas géologues mais nous pensons qu’il est intéressant de connaitre ce qui se trouve sous nos pieds. Si un lecteur de ce site en sait plus et peut nous apporter d’autres éléments, nous sommes preneurs.

search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close