MONTMORENCY URBAN RACE

Prêts à avaler plus de 23 000 marches sur un escalier du Havre ?

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Insolite. Un Havrais organise, le dimanche 30 septembre, le premier Montmorency urban race. Au programme près de 24 000 à monter et descendre en moins de sept heures.
Christophe FREBOU
13 septembre 2018
Paris Normandie.fr

Ni du trail, ni de la course à pied, même si la Fédération Française d’Athlétisme l’a inscrite à son calendrier au titre de « course hors stade ». Inutile au possible mais ô combien remarquable. Les participants du Montmorency urban race (Mur) vont contenter les férus de statistiques insolites. Dimanche 30 septembre, les concurrents devront, en moins de sept heures, monter 90 fois les 266 marches de la partie Est de l’escalier, redescendre 90 fois les 277 que compte la face Ouest. Soit 23 940 marches. Pour quelle distance parcourue ? L’essentiel n’est évidemment pas là.« J’ai bien du mal à courir sur le bitume. Il faut que je sorte des sentiers battus ». Pour le coup, François Lerogeron, ultra-trailer aux runners vissées aux pieds, remporte le titre de l’insolite. Même si pour l’heure sa principale inconnue reste la part d’engagés finissant dans le temps imparti. « Je l’ai testé début juillet. Les premiers allers-retours font terriblement mal puis le cardio se met en place. Pour autant, il ne faut pas s’attendre à pouvoir accélérer sur la fin. Tout se fait à la résistance, au mental. J’ai réussi à le passer en 6 h 51, sous le soleil d’été. Entre 7 h et 14 h. Je ne me fais aucune illusion, le record sera battu. Pour y arriver il ne faudra pas nécessairement être bon coureur. À mon avis les cross-fiters ont le bon profil (ndlr : le crossfit est une méthode de conditionnement physique combinant principalement la force athlétique, l’haltérophilie, la gymnastique et les sports d’endurance). La vitesse ne sert à rien. Il faut arriver à caler son rythme. Mais surtout avoir de très bonnes cuisses. Pour autant, aussi fortes soient-elles, monter les marches en courant est à proscrire. Cela demanderait bien trop d’énergie pour rapidement se retrouver avec des jambes de bois. »

En solo,duo ou trio

François Lerogeron conseille, au contraire, de monter les marches deux par deux et de trottiner dans la descente. Un brin sadique, il espère que certains de ces « grands malades » auront l’idée de se filmer au cours des 24 à 48 h suivant l’épreuve. « Juste pour voir leur démarche ! »

Si les plus téméraires (et les mieux entraînés) s’engagent en solo, face à cette escalade de 4 500 m de dénivelé positif, certains préféreront s’y attaquer à deux ou à trois. « Et si cela peut sembler plus facile, attention à la gestion des relais, donc des pauses. Je déconseille d’opter pour des cycles trop courts. »

Entre deux foulées, une question demeure en suspens. Mais pourquoi ? Le Nantais d’origine ne cache pas être tombé un peu plus sous le charme du Havre en participant à la LHUT. Comme Le Havre Urban Trail. Un marathon dont le tracé empruntait notamment plusieurs escaliers de la cité océane en juin 2018. Soit 4 500 marches à gravir pour un dénivelé de 1 000 m. « Je suis également en admiration face aux performances d’un coureur surnommé Casquette Verte, capable d’escalader les escaliers de Montmartre (Paris) 270 fois en 25 heures. Pour trouver du dénivelé au Havre il suffit de tracer un parcours entre la ville haute et la basse. Les 90 ans de l’escalier mécanique de Montmorency (inexploité depuis 1984) m’ont fourni l’occasion et la difficulté. Évidemment, j’ai dans l’idée d’augmenter pour chaque anniversaire le nombre de rotations. »

Inscriptions jusqu’au 23 septembre au prix de 9 € par participant (limité à 100 engagés) sur Facebook : MUR.MontmorencyUrbanRace

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