PHILIPPE

Iconographie personnelle et internet

– Souvenir « Mât de cocagne »

Tous les ans c’était l’attraction du quartier. A quelle époque ? Probablement au printemps et peut-être à l’initiative d’un comité des Fêtes ou de commerçants ? Quel était le nom local de ce jeu qui existe dans beaucoup de pays ?

Image1

Ça se passait toujours au même endroit, sur le trottoir de la rue de l’Abbaye, en face de chez Saïfi, côté escalier roulant vers les châteaux d’eau. Je me souviens, c’était devant une belle maison en pierres de granit.

DP3

Tous les enfants de l’avenue Dal-Piaz et des environs allaient assister à ce rituel.

Mais pourquoi sur un trottoir étroit où était planté chaque année ce mat ? Alors qu’une place aurait été plus sûre pour accueillir du public. Il n’en manquait pas, à proximité comme la place de la Liberté.

Le jeu consistait à monter à mains et pieds nus sur un mât de bois dressé, planté dans le sol, dont le sommet était surmonté d’un cercle (probablement une roue de vélo) où se trouvaient suspendus des lots qu’il fallait décrocher. Je me souviens qu’il n’y avait qu’un seul candidat tous les ans et qu’il décrochait les lots … tous les ans. Toujours le même, peut-être était-ce Lionel ALLAIS du N° 9 de l’avenue Dal-Piaz surnommé « Nono ».

– Pépito

Mes grands-parents ont occupés le 4, Avenue Dal-Piaz depuis la fin de sa construction en 1929, comme l’atteste l’annuaire MICAUX de 1930 où apparaît pour la première fois le nom de MASSELIN Georges (père). C’est aussi dans cet annuaire qu’apparaît pour la toute première fois le nom de l’avenue DAL PIAZ. Mes parents ont pris la suite vers 1956. Plus tard, j’ai entendu parler ma grand-mère paternelle du petit bois qui était mitoyen (ce qu’on a qualifié bien plus tard comme étant une Motte Féodale), elle appelait ça le « Bois à Pépito ». J’ai eu l’explication, en fait Pépito était le surnom d’un architecte qui avait construit une plateforme en haut d’un grand arbre afin d’observer les étoiles (un original pour le lieu et l’époque !)

– Le cul dans l’eau et du sang plein la tête

Image1

Un jour que je me trouvais dans la cour de mon copain Serge, j’ai pris peur – je ne sais plus de quoi ? – et j’ai reculé sans regarder derrière moi.  Je me suis retrouvé le cul dans un baquet en zinc plein d’eau sous la grande hilarité des personnes présentes.

Nous étions nombreux à jouer à la guerre sous toutes les époques et tous les endroits de la terre, Moyen-âge, indiens d’Amérique, Seconde Guerre Mondiale et même James Bond (j’avais son pistolet … enfin l’imitation !). Nous nous retrouvions pour guerroyer au dit « grand champ » situé face au dispensaire. Je me souviens d’un jour où, tous équipés de nos armes de pacotille, faites de bouts de bois et de ficelles ou de plastique achetées dans le commerce, nous avons été emmenés vers le Grand Champs par le père d’un des copains à l’arrière de son camion du boulot, tels des soldats et nous en étions très fiers !

Un jour pour faire plus vrai, mon frère jouant un blessé, s’est entouré la tête d’un chiffon blanc qu’il avait auparavant imbibé de peinture à l’eau de couleur rouge. En rentrant à la maison, il avait oublié de le retirer et ça avait causé un grand émoi auprès de notre mère !

Image2

 

– La Butte

Image3

Enfants, dans le jardin, derrière la maison, nous trouvions souvent dans et sur le sol, des pièces de monnaies trouées. En fait des pièces anciennes. La raison en était la pratique du jeu de la butte. Un jeu de la région, encore pratiqué par les hommes du quartier, l’été. Ce jeu consistait à renverser, à l’aide d’un disque de métal (genre palet), un morceau de bois cylindrique posé au sol avec des pièces de monnaies posées dessus. Chacun mettait sa mise et celui qui renversait empochait le tout. La somme était mise dans une cagnotte commune et servait à acheter l’apéro qui suivait la partie. Les enfants étaient alors chargé d’aller acheter un flash de pastis chez Fessard, rue de la Laiterie et avec la monnaie restante, ils achetaient des bonbons. Les pièces trouées venaient de la génération précédente qui jouait au même endroit et au même jeu.

Image4

La génération suivante (la mienne) n’a pas transmis ce jeu … déménagement … vie en immeuble… perte des références, des copains, des amis, des parents. Mais j’ai encore quelques-unes de ces pièces trouées.

Image5

 

– TV

Nous étions dans les premiers à posséder une télévision dans le quartier. C’était une Grandin, il n’y avait qu’une chaine en noir et blanc. Il fallut attendre 1964 pour disposer d’une seconde chaine et 1967 pour avoir la couleur.

               Image6  Image9

Je me souviens des journaux télévisés commentant l’assassinat de Kennedy et de l’émoi chez nos voisins sur cet événement tragique du vendredi 22 novembre 1963 à Dallas.

Image7

Bien plus tard, le 20 juillet 1969, c’est la mission Apollo 11 qui est retransmis à la télévision ; les premiers pas de l’homme sur la lune. L’homme sur la lune avant la fin des années 1960 était un objectif lancé par Kennedy dès 1961, qu’il n’aura hélas pas connu.

Image8

– Le savant fou

Un  jour avec un copain (Toutain – il est sur les photos de classe), nous avons disséqué la grenouille qui était dans un flacon de formol contenu dans cette mallette de biologie.  Cela se passait dehors sur la table de jardin et c’est surtout lui qui coupait et ouvrait, il avait le cœur mieux accroché que le mien.

Image2

Il y avait aussi une cigale.

Un autre jour, à l’étage,  j’étais seul et chauffait des tubes à essais. J’ai fichu le feu dans la chambre qui servait de rangement (et à mes expériences). En fait,  le verre qui contenait des morceaux de bougie c’est enflammé et ce verre qui n’était pas en pyrex a éclaté répandant de la paraffine en feu tout autour. J’ai alors crié et je pense que c’est ma mère qui a éteint le feu.

Image1

 

– Téléphone moi …

Un jour nous avons eu un téléphone-jouet avec 2 postes (c’est le minimum) et pendant un temps ,nous avons passé le fil entre les chambres des LEMIEUX du N°6 et la nôtre, au N°4 et chacun disposait de son poste. C’était parti pour de longues discussions.

  Image4  Image3.png  Image5

 

– Le cerf-volant fugueur

Image6

Notre tante Jeannette était dans les FFA (Forces Françaises en Allemagne). Un été, la famille lui a rendu visite à Fribourg en Brisgau. De là-bas, nous avions ramené un modèle réduit de planeur en plastique ainsi qu’un grand cerf-volant en plastique ou était imprimé dessus un aigle (c’est le modèle en photo).

Nous allions le faire voler depuis le « grand-champs » Il fonctionnait très bien. Bien mieux que ceux qu’on se fabriquait en papier. Ce cerf-volant possédait une très longue drisse (cordelette en nylon tressée) et bien que très longue, nous arrivions toujours en bout de course. Nous avons donc acheté une autre bobine pour la rallonger et de nouveau, nous arrivions à bout de course. Nouvel achat d’une autre bobine, le cerf-volant n’était alors plus qu’un point dans le ciel, jusqu’au jour où la drisse cassa. Il faut dire que ça tirait très fort. Les vents en altitude devaient être importants. Nous avons couru dans la direction où il semblait aller. Nous avons suivi les restes de ficelles qui traînaient au sol, dans les arbres et sur les toits jusqu’à la rue de la Laiterie mais nous ne l’avons jamais retrouvé. Probablement qu’il était sur un toit, non visible depuis la rue, ou bien a-t-il fait le bonheur d’autres enfants ?

– Le tir aux pigeons

J’avais ce jouet, nous y jouions dans le jardin, derrière la maison. Les pigeons tournaient grâce à une vis centrale qui descendaient avec le poids de l’ensemble, qu’il fallait remonter ensuite après avoir refixé les pigeons abattus qui restaient suspendus à une chaînette. Les projectiles étaient des fléchettes à ventouse en caoutchouc qui, au début, restaient collées au pigeon. C’était un jeu d’adresse parfaitement inoffensif.

p-3393142642526_36323_3-tir-aux-pigeons-mecanique

– Fuzzzz

Le 14 juillet, c’était les pétards ! Bien qu’étant de condition modeste, nous arrivions à nous acheter quelques pétards et alors là, place à l’imagination.  Envoi en l’air de tubes d’aspirines vides, qui étaient en aluminium à l’époque, dont un pétard servait de lanceur.

Un jour, un pétard allumé, coincé exprès derrière ce que nous appelions un « bonhomme », qui servait à retenir les volets en position ouvert (ça se vend encore et ce sont des « bergères »), le pétard a « fusé » et non pas pété. Du coup, il est parti telle une fusée à l’oblique et a traversé du linge qui séchait sur un fil. Un linge s’est retrouvé percé d’un trou noirci tout autour.  Il n’y eut pas de représailles car je crois bien que mon père était dans le coup aussi !

                   téléchargement      Image12

 

– Les Chevaliers du ciel

Image26

Image27                                        Image30

 Numéro 117 de Télé Poche  – Numéro de juillet 1968 – Sup. à Chez Nous  (3 avril 1968)

Les Chevaliers du ciel ou Les Aventures de Tanguy et Laverdure est une série française en 39 épisodes de 26 minutes, dont 13 diffusés ennoir et blanc sur la première chaîne de l’ORTF. C’était réalisé par François VILLIERS d’après la bande dessinée Les Aventures de Tanguy et Laverdure de Jean-Michel CHARLIER et Albert UDERZO. La série a été diffusée du 16 septembre 1967 au 3 mars 1970 sur la première chaîne de l’ORTF, puis sur la deuxième chaîne couleur.

J’étais passionné par cette série dont je ne manquais jamais un seul épisode, mais ce que je ne savais pas à l’époque c’est que 5 ans après, fin janvier  1975, j’ y atterrirais pour y faire mon service militaire dans l’escadron de chasse même où a été tourné cette série sur la base 102 de Dijon dans l’escadron de chasse 2/2 côte d’or en 1967.

 

    Image28         Image29

                            Philippe MASSELIN

Image32   Image31

– C’est la chenille qui redémarre

Certains étés, les jardins étaient envahis par de très grosses chenilles vertes fluo, possédant ce qui ressemblait à un dard à l’arrière. Ce devait être des chenilles du sphinx du troène (un grand papillon de nuit). D’autres années, c’était d’énormes sauterelles toutes vertes qui visitaient nos jardins. Dans l’herbe, on pouvait aussi trouver des orvets. Il n’y avait pas encore toutes ces cochonneries dans l’air, la terre et l’eau. Mais, l’été,  il y avait cependant des avions qui épandaient au-dessus de nos têtes du DDT contre les moustiques (c’était déjà le début de la fin !).

Image33

 

– 2-Roues

Situé à l’angle de la rue de l’Abbaye et de la rue du Bois-au-Coq, Mon père et moi allions dans ce magasin tenu par Mr SAÏFI.

Nous y faisions le plein, l’entretien, l’achat de pièces pour nos deux roues respectifs et y compris de deux roues neufs.

Aujourd’hui, ce n’est plus les mêmes noms de rue. Rue Pablo NERUDA pour la voie principale et rue Joseph MADEC pour la secondaire.

Le magasin a été transformé en logement.

Image1

– Les aventuriers      

A l’emplacement de l’ancien vélodrome, derrière l’avenue Dal Piaz. Un terrain vague à l’époque, était en construction un groupe d’immeubles d’habitation. Probablement un samedi ou bien un soir, curieux et aventuriers que nous étions nous sommes entrés dans un de ces immeubles. Nous sommes montés dans les étages, puis nous avons visité un des appartements non terminés. Un courant d’air a subitement claqué la porte qui ne comportait pas encore de poignée, nous étions pris au piège ! quelques instants plus tard le gardien du chantier qui nous avait vu, nous a ouvert et disputé !

– Le clou de la journée

Image2

Mon père coupait du bois de récupération, probablement pour « griller » du café. Cela se faisait chez tout le monde. L’appareil était composé d’un cylindre en tôle destiné à recevoir le café via une trappe et le tout muni d’une manivelle, posé sur ce qui s’apparenterait de nos jours à un barbecue.

Mais pour en revenir à mon histoire, je courais et sautais par-dessus une caisse. A l’atterrissage … une planche munie d’un vieux gros clou tordu et rouillé, pointé vers le ciel. Mon pied c’est empalé dessus, quasi traversé. Mon père m’a soulevé, la planche était restée solidaire de mon pied. Il m’a conduit en me portant (sans la planche) chez le Docteur Samson, notre médecin de famille, rue de l’Abbaye; piqûre antitétanique dans le ventre … ça t’apprendra mon gars !

Ma mère a gardé longtemps le clou en souvenir !

Image3

– Gondoles et caddies                

Un jour, nous avons découvert l’installation d’un nouveau magasin, très particulier. En fait, il s’agissait – dans le quartier – du premier supermarché en libre-service, avec des rayons (gondoles) et des caddies. Les caisses étaient près de la sortie et non pas au fond du magasin derrière un comptoir comme à l’accoutumée. nous étions très curieux de voir ce truc dont nous ne comprenions pas trop l’usage ! Ni les règles ! A l’intérieur, tout était chromé et de couleur orange. C’était dans le haut de la rue des Tulipiers.

– Sous les légumes, un casque

Image4

Mon père jardinait beaucoup et la terre était tout te temps retournée, sans une seule mauvaise herbe. Les sillons étaient tirés au cordeau.  Les légumes poussaient, droits, rien ne dépassait ! Un jour il a trouvé dans la terre un casque américain datant de la seconde guerre mondiale. Ce casque était tellement rouillé qu’il avait la partie supérieure manquante.

– Deutsch  

Un soir, la nuit était déjà tombée, nous avons entendu un bruit dans la rue, mon père est allé voir ce qui se passait. Il a ramené un type blessé qui avait fait une chute à Mobylette. Mes parents l’ont soigné, il ne parlait que l’allemand ! Après les soins, il est reparti. Mon père en a déduit que c’était probablement un marin allemand en escale. Nous ne saurons jamais d’où il venait ni où il allait.

Image5

– 68        

Image6                      

Mai 1968 fût une période bizarre pour nous, très jeunes. Il y avait une atmosphère curieuse, on voyait passer rue de l’Abbaye, des voitures avec des drapeaux rouges. Nous avions des places de cinéma gratuite…

Image7

Que se passait-il ?

– Ancien et nouveau Franc

Image8

 Le 1er janvier 1960, la monnaie change et se retrouve divisée par 100.

100 Francs anciens deviennent 1 Franc Nouveau et 1 Franc ancien devient 1 centime de Franc Nouveau. C’est toujours la plus grande panade encore aujourd’hui, pour certaines vieilles personnes qui parlent encore en anciens Francs alors que nous sommes passés à l’Euro !

 

– BN Collection               

Mon père avait fait un tableau en bois pour les crocher et exposer, il s’agit des porte-clés Casse-croute BN à l’effigie des cosmonautes de l’époque. Nous collectionnons tous les porte-clés, c’était nouveau et à la mode. La copocléphilie date de ces années 60.

Image9           Image10.png

– Comme le Dr SAMSON

Image11

Le Docteur Samson avait une DS 19 couleur café au lait avec le toit blanc et j’ai réussi, je pense à Noël, à me faire offrir la même en version réduite et télécommandée.

Un jour, qu’il est venu pour des soins à la maison, je me suis arrangé pour qu’il me voit la conduire !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close