S.H.L.E.

Exposé fait dans le cadre d’un stage en entreprise par Joelle LEBRAS

– Début des années 80 –

Le sujet de l’exposé qui suit traite de la fondation de la Société Havraise de Logements Economiques.

La S.H.L.E. a été fondée le 23 janvier 1899 pour une durée de 75 ans, par les industries métallurgiques, les entreprises de réparations navales, les compagnies de navigations, les sociétés de commerce international, pour apporter une solution valable au logement de leur personnel ; elle est, de par son ancienneté, la 2ème société d’H.L.M. de France et la 1ère de la région.

Elle réalisait avant la guerre de 1914, quelques 280 logements dont 12 pavillons individuels.

Mais c’est à partir de 1919, qu’elle décidait d’intensifier sensiblement son effort de construction dans le domaine ouvrier, sous la conduite de Monsieur Emile DUPONT, directeur des Docks et Entrepôts et président de la S.H.L.E.

L’idéal au point de vue philanthropique, est d’arriver à donner à chaque ouvrier marié, une maison, si modeste qu’elle soit, un jardin, avec des moyens de communications desservant les centres de travail.

Mais la maison isolée pour chaque famille ne peut convenir à tout le monde ; l’accès à la propriété est encore très difficile pour beaucoup d’ouvriers ; aussi, la maison collective est également très utile ; donc, l’une et l’autre sont nécessaires et les problèmes qu’elles posent sont très intéressants à suivre, tout en étant très différents.

La Société Havraise de Logements Economiques a essayé de les résoudre sur une grande échelle ; elle a construit des immeubles qui satisfont aux exigences les plus modernes : elle entreprend ensuite de construire des maisons isolées pour chaque famille.

Elle s’applique à éviter l’aspect des cités américaines, avec leurs perpendiculaires les unes aux autres ; une avenue centrale de 20 m de large (L’avenue Emile DUPONT) sera l’artère principale à laquelle viendront se relier une quantité de petites routes d’importance secondaire. Cette avenue sera interrompue dans son parcours par 2 grands carrefours. Le 1er mesurant 10 000 mètres carrés (offert gracieusement à l’œuvre par le propriétaire Monsieur Georges ANCEL) sera utilisé comme square et comprendra des services communs, tels que salle de conférences, cinéma, salle de patronage.

Le second prévoit l’emplacement nécessaire pour bâtir une école maternelle et une école communale.

Enfin, à l’extrémité Sud-Est de cette Cité-jardin, derrière l’Abbaye de Graville, il a été prévu un grand stade pour l’organisation des jeux nécessaires aux jeunes gens habitant la cité : Football, Volley-ball, etc…

Les maisons à construire sur ces 150 hectares seront chacune entourée d’un jardin dont la superficie variera entre 250 et 300 m2.

L’ensemble du projet comporte 1 500 maisons capables de loger autant de familles ouvrières, soit une population à prévoir de 7 à 8 000 personnes.

Pour l’approvisionnement en vivres de ce nouveau groupement, il est indispensable de prévoir l’emplacement nécessaire à des boutiques et à des coopératives.

Dans ce but, plusieurs immeubles ont été projetés à l’entrée des avenues sur la rue de l’Abbaye ; des boutiques sont réservées au rez-de-chaussée, des logements au 1er étage pour les propriétaires des fonds ; une 2ème étage ; pourra être utilisé pour des logements de célibataires.

La Cité-jardins de Frileuse était née et de 1921 à 1932, 725 logements étaient réalisés avec tous les équipements sociaux, familiaux et culturels, rendus d’autant plus nécessaires qu’une grave crise économique conduisait à ajourner la suite du programme.

En définitive, au seuil de la Seconde Guerre, le patrimoine de la société s’élevait à 1 061 logements répartis en 758 logements individuels et 303 logements collectifs.

Mais la guerre toucha durement la S.H.L.E. et après les cruels bombardements du Havre, de septembre 1944, la totalité du patrimoine était sinistrée ; on comptait alors 645 logements totalement détruits qui nécessitaient d’importantes réparations.

Ce fut une dure épreuve et il fallut pour la société, un certain nombre d’années avant de pouvoir reprendre une vie normale et rendre à nouveau à ses locataires les mêmes services que dans le passé.

La période de Reconstruction fut longue et difficile et, compte tenu des améliorations apportées dans l’équipement des nouveaux immeubles, il ne fut pas possible de reconstruire un nombre de logements égal à celui des logements détruits.

Si bien qu’en 1960, le patrimoine immobilier de la société s’élevait à 819 logements (450 pavillons et 319 logements collectifs).

Depuis, la construction de nouveaux logements a pu être entreprise et actuellement la S.H.L.E. gère quelques 1 600 logements et projette d’atteindre 2 000 logements dans les années à venir.

 

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